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Publié par Erich ALAUZEN

Une activité méconnue en Tunisie, le birdwatching ou observation des oiseaux

La Tunisie est l’un des plus grands couloirs de migration des oiseaux. En effet, le Cap Bon, péninsule pointée vers la Sicile, est un des principaux points de traversée de la Méditerranée pour les oiseaux migrateurs : les centaines de milliers d’oiseaux qui viennent, chaque année, hiverner, nicher ou tout simplement effectuer une escale après de milliers de kilomètres de vol, enrichissement le patrimoine avifaune, propre à la Tunisie.

Le Golfe de Gabès accueille le plus grand rassemblement d’échassiers migrateurs en Méditerranée : on y a compté plus de 330 000 oiseaux d’eau. Canards, rapaces, passereaux, mouettes, échassiers … on peut observer au total près de 400 espèces d’oiseaux en Tunisie.

Cette population avifaune suscite l’intérêt de birdwatchers internationaux ou observateurs d’oiseaux… En fait, ce sont eux-mêmes des drôles d’oiseaux avec leurs jumelles collées aux yeux, scrutant le ciel à l’affût de la moindre espèce volante, souvent non identifiée de prime abord, et avec leurs gilets d’aventuriers. En 2011 (seuls chiffres trouvables), ils était 3000 à 4000 observateurs d’oiseaux à sillonner la Tunisie pour observer et scruter le paysage avifaune, loin du farniente balnéaire et des chambres d’hôtels.

Préférant souvent loger dans des hébergements de petite taille, en pleine nature, ces passionnés sont à la recherche d’oiseaux rares à voir. Et ils existent bien en Tunisie qui abrite plus de 380 espèces dont 141 endémiques. Pour information, le monde compte 8650 espèces d’oiseaux.

Parmi ceux-ci, l'oiseau le plus rapide du monde, le faucon pèlerin, vit dans les falaises rocheuses de la dorsale tunisienne. Aussi, le plus grand aigle d’Afrique est-il observable nulle part ailleurs qu’en Tunisie.

Question nationalité des observateurs d’oiseaux, ce sont les Anglais qui sont les plus nombreux, suivis par les Hollandais, les Français, les Italiens et les Maltais.  Appartenant en général à des classes sociales disposant d’un niveau de vie élevé, ces birdwatchers ont un profil très différent du touriste conventionnel venant en Tunis

Le birdwatching s’est développé en Tunisie à compter de 2007 : la difficulté que ces passionnés rencontraient alors en Tunisie était la distance entre leur hôtel et le site d’observation qui pouvait avoisiner les 100 kilomètres. Depuis l’apparition des maisons d’hôtes et des hébergements de petite taille en Tunisie, ce problème est maintenant résolu et les propriétaires de ces maisons misent sur cette activité alternative pour attirer de nouveaux clients.


 

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