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Publié par Erich ALAUZEN

Le bois repensé par Farouk Wahi, créateur tunisien de bijoux en bois

Pour notre rubrique Portraits d’Artisans, nous partons cette semaine à Gabès, dans le sud de la Tunisie, pour faire connaissance avec Farouk Wahi, artisan en bijouterie. Mais pas n’importe quelle bijouterie !

Rien ne prédisposait Farouk, âgé de 32 ans, à sa carrière artisanale ! En effet, ses études l’avaient amené à devenir ingénieur en électromécanique…  Pourtant, la soif et la volonté de s’établir à son propre compte dans un autre domaine l’emportèrent et il créait en mars 2019, sa start-up ORIWOOD pour devenir un créateur de bijoux en bois.

Sa sœur l’accompagne dans cette aventure, en qualité de responsable de l’assemblage, ainsi que trois autres collaborateurs. Leur atelier est installé dans l’oasis de Chenini, un haut passage touristique !

« Notre start-up, créée en mars 2019, avait très bien fonctionné dès le départ, mais bien évidemment, comme beaucoup d’autres entreprises, a été frappée de plein fouet par l’épidémie de la Covid-19. Nous espérons que 2021 sera meilleure. Mais tout ceci ne nous empêche pas d’aller de l’avant : nous finalisons notre site internet qui sera en ligne dans le courant du mois de février ainsi qu’une e-boutique qui nous permettra de développer notre clientèle, tant en Tunisie qu’à l’étranger… » annonce Farouk.

L’originalité des bijoux dessinés par Farouk est leur matière… Ils sont en effet en bois tunisien (olivier, palmier…) ou en bois africain. Ils se conjuguent en boucles d’oreilles, en bagues, en colliers ou en bracelets mais dépasse également le bijou en s’intéressant à la papeterie (très beaux carnets) ou porte-clefs.

Les bijoux en bois peuvent également être sertis d’autres matières, tels que l’argent, l’or ou l’époxy qui favorise la transparence et la couleur.

« Tous les bijoux sortis de notre atelier constituent des pièces uniques. Nos clientes sont sûres de ne pas les retrouver sur une autre femme ! Nous vendons surtout par le biais des foires ou des expositions dans toute la République où nous réalisons 80% de notre chiffre d’affaires. » nous confie Farouk.

Comme tout le monde, Farouk attend avec impatience la fin de la pandémie pour retrouver son activité normale. Pour l’instant, il pense également à une diversification de ses produits en privilégiant une autre matière naturelle, le cuir, pour la fabrication de sacs à dos et de sacs à mains.

« Il ne faut jamais baisser les bras, surtout lorsqu’on est jeune entrepreneur, responsable d’une petite équipe. C’est ce que je donnerais comme conseil à un jeune startupper : être inspiré, être innovant et privilégier la technologie, certes, mais en n’oubliant jamais la richesse de notre patrimoine tunisien » conclut Farouk.

Bonne chance, Farouk. Pour en savoir plus sur sa collection, sa page FB vous attend : https://www.facebook.com/oriwoodtn

 

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