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Publié par Erich ALAUZEN

Dougga, un site archéologique plein de magie en Tunisie

S’il y a un site archéologique à ne pas rater en Tunisie, c’est bien celui de Dougga ! Magique, envoûtant, ce site situé à 110 kilomètres au nord-ouest de Tunis, vous permettra de revivre l’Antiquité…

La ville de Thugga (maintenant Dougga), classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, a un passé prestigieux… Situé dans la région nord-ouest de la Tunisie, perché sur le sommet d’une colline qui avoisine les 570 mètres d’altitude, la cité de Thugga fut la capitale d’un état libyco-punique et a prospéré sous les dominations romaine et byzantine.

Fière de plus de six siècles d’histoire, elle est reconnue pour avoir été la première capitale du royaume numide. De nos jours, le site archéologique couvre environ 75 hectares et représente la symbiose entre les cultures numide, punique, hellénistique et romaine.

Le site de l’UNESCO insiste sur son importance : « Les monuments romains furent intégrés au tissu urbain qui resta fondamentalement numide. En dépit de son importance relative dans la structure administrative de la province romaine d'Africa, Dougga possède un ensemble remarquable d'édifices publics, datant pour la plupart des IIe et IIIe siècles après J.-C. Dougga est considérée comme la ville africo-romaine la mieux conservée de toute l'Afrique du Nord. En tant que telle, elle illustre de manière exceptionnelle ce qu'était la vie quotidienne dans l'Antiquité. »

Rappelons que Dougga est dotée d’une collection épigraphique multilingue exceptionnelle qui a permis de déchiffrer la langue libyque et de mieux comprendre l’organisation sociale de la vie municipale des Numides.

Dougga se caractérise également par la juxtaposition des deux communautés qui y habitaient à l’époque romaine : d’un côté, les autochtones et de l’autre côté, les colons qui étaient des citoyens romains. Les deux peuples pouvaient cohabiter et coexister dans la même ville et sur un même territoire, et participèrent ensemble au développement et à l’épanouissement de Dougga.

« L'état de conservation de ces monuments est également exceptionnel. Le niveau d'authenticité des vestiges archéologiques est très élevé et n'a pas été affecté par les activités de restauration et de conservation entreprises au cours du siècle dernier car elles ont été minimales et ont été réalisés conformément aux principes de la Charte de Venise de 1964 » précise-t-on sur le site de l’UNESCO.

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