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Publié par Erich ALAUZEN

En Tunisie, la CNAM décide toute seule de priver d'un remède essentiel les patients suivis pour rhumatismes inflammatoires chroniques

La Ligue Tunisienne Anti-Rhumatismale (LITAR), et l’Association Tunisienne des patients Rhumatisants (ATR) condamnent la décision abusive prise par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) d’une manière unilatérale, de ne plus prendre en charge en première intention le traitement biologique sous cutané pour les patients suivis pour rhumatismes inflammatoires chroniques, telle que la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante et le Rhumatisme psoriasique. Ces rhumatismes inflammatoires peuvent être responsables d’une altération considérable de la qualité de vie et leurs pronostics dépendent de la précocité du traitement de fond administré, en l’occurrence biologique, chez les patients en échec du traitement classique.

Ces rhumatismes touchent surtout des jeunes adultes actifs, chez qui le traitement sous cutané fait à domicile est indéniablement plus adapté à leurs vies, aussi bien pour maintenir une vie professionnelle normale, que pour avoir une vie familiale équilibrée. Le traitement imposé par la CNAM, nettement plus lourd, implique le déplacement à l’hôpital qui engendre des problèmes, des frais de transport, et surtout une hospitalisation, qui, même si elle est faite en hôpital de jour, coûterait 1000D, sans compter l’absentéisme et les répercussions sociales à l’échelle individuelle et collective.

 

C’est une décision qui a été prise il y a maintenant 6 mois ; les responsables de la CNAM ont promis initialement qu’elle allait être révisée rapidement, mais malheureusement, cette décision perdure encore malgré les plaintes de la communauté des rhumatologues, et des patients souffrants de ces maladies.

 

La LITAR et l’ATR ont émis leurs objections en envoyant des écrits aux différents responsables et aux ministres de tutelle, mais malheureusement, aucune réponse à ces écrits ne leur est parvenue. Les patients ont à leur tour déposé des recours auprès du ministère des affaires sociales, recours qui ont été tous rejetés. 

Les responsables ont préféré faire la sourde oreille aux revendications des membres de la LITAR, des plaintes des patients et de celle de l’ATR association qui a pour vocation de défendre les droits du patient tunisien victime de cette décision abusive.

 

Rappelons que tout retard à l’initiation du traitement est pourvoyeur de complications liées à la maladie. Il faut aussi préciser que les traitements biologiques des rhumatismes sévères sont différents, spécifiques et ne sont pas substituables. L’indication d’un traitement biologique dépend de plusieurs facteurs : en plus de l’indication médicale (type de maladie), interviennent également d’autres paramètres, tels les maladies associées, les effets secondaires attendus et le contexte personnalisé pour chaque patient.

 

Cette décision arbitraire s'est faite en dehors de tout contexte scientifique et hors cadre des recommandations de toutes les sociétés savantes nationales et internationales

 

La LITAR et l’ATR insistent : « Notre conviction intime est que le patient tunisien a le droit d’être traité selon les normes actuelles sans être assujetti à l’arbitraire de décisions bureaucratiques potentiellement néfastes ».

 

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