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Publié par Erich ALAUZEN

Un député tunisien défend publiquement l’assassin du professeur de Conflans Sainte Honorine, sauvagement égorgé

Rached Khiari,  (en photo) député indépendant tunisien, a publié un post, en ce vendredi 16 octobre, sur Facebook, prenant publiquement la défense de l’auteur de l’assassinat du professeur de Conflans Sainte Honorine. Tout simplement, il justifie la décapitation de l’enseignant.

Ses propos sont très clairs et sans équivoque : « Porter atteinte au prophète est l’un des plus grands crimes et celui qui l’ose doit assumer ses conséquences, qu’il soit Etat, individu ou groupe». Paroles qui ont suscité une vague de réactions sur la toile tunisienne – dont de nombreux likes, il faut noter – dès leur publication.

"Passible de sanctions pour éloge du terrorisme, le député Rached Khiari sera entendu par le Pôle Judiciaire chargé de la lutte contre le terrorisme", a indiqué Mohsen Dali, Responsable de l’Unité d’Information et de Communication, Substitut du Procureur de la République près du Tribunal de Première Instance de Tunis.

Une information relayée par l’agence de presse tunisienne, la TAP le samedi 17 octobre 2020.

 

Rappelons que c’est le vendredi 16 octobre vers 16h, à Conflans Sainte Honorine (dans une rue qui borde la commune d’Eragny) que le drame s’est déroulé : armé d’un couteau long et aiguisé, selon les témoins, l’assaillant d’origine tchétchène, né à Moscou, s’est acharné sur le professeur jusqu’à lui trancher la tête. Un message de revendication a été publié sur un compte Twitter, juste après le drame, montrant la photo de la tête coupée. L’assassin a été abattu par la police.

Le professeur d’histoire-géographie, du Collège du Bois d’Aulne, avait montré à ses élèves des caricatures du Prophète Mahomet, dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression, ce qui avait d’ailleurs suscité des remous chez les parents d’élèves. Le professeur avait reçu des menaces suite à ce cours.

Depuis ce drame, neuf personnes sont en garde en vue, principalement des membres de la famille de l'assassin. Des parents d'élèves ont également été arrêtés. A noter qu'Emmanuel Macron, Président de la République, s'était déplacé sur les lieux le soir même de ce drame.

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