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Publié par Erich ALAUZEN

L'homme de Néanderthal réapparaît dans les formes graves du coronavirus

Non, je ne plaisante pas et n'ai aucune envie de plaisanter avec notre méchant virus qui nous change nos  vies depuis plusieurs mois...

D'après des chercheurs en génétique, les formes graves du coronavirus, souvent présentes chez les personnes âgées, mais également chez certains patients jeunes et en bonne santé, pourraient être dûes à une prédisposition génétique, héritée des Néerdantaliens !

C'est en tout cas ce qu'affirme le très sérieux New England Journal of Medicine : une étude y était publiée en juin et faisant état de l'implication d'une région du chromosome 3 (sur les 23 paires du génome humain) chez les patients atteints de forme grave du coronavirus, confirmée par une nouvelle étude publiée le 30 septembre dans la revue Nature qui révèle que la région du chromosome 3 constitue en fait un héritage reçu de nos ancêtres cousins néandertaliens.

Double révélation en fait, quand on sait que cette prédisposition existe partout dans le monde, sauf en Afrique... Est-ce que cette découverte expliquerait pourquoi le continent africain (hors Afrique du Sud et du Nord) est peu impacté quand on sait que les Néandertaliens n'ont jamais mis le pied en Afrique et que les gènes hérités de l'homme de Néanderatl sont absents du patrimoine génétique des individus originaires du sud du Sahara ?

Selon Svente Päälbo, surnommé le Pape du Génome Ancien, Directeur de l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste à Leipzig en Allemagne et Hugo Zeberg, chercheur en anthropologie évolutionnaire à l'Institut Karolinska en Suède, cette prédisposition existe chez 50% des personnes en Asie du Sud, 16% des Européens, 4% des Américains... Les populations du Bangladesh sont les plus touchées, avec 63%.

"On est un peu tombés sur cette découverte par hasard, avoue Hugo Zeberg. Quand une longue séquence d'ADN est bien conservée et se retrouve partout sur la planère, sauf en Afrique, on se dit qu'elle vient probablement des Néandertaliens... Bingo, nous ne nous étions pas trompés, car en comparant avec des génomes néandertaliens encore disponibles aujourd'hui, nous avons retrouvé cette séquence ADN chez un Néandertalien qui a vécu en Croatie il y a 50 000 ans.

"A mon sens, cet aspect génétique est, après l'âge, le deuxième facteur de risque le plus important pour développer une forme grave de la Covid-19, affirme Svente Päälbo.  Selon lui, ce facteur génétique doit être placé au dessus des comorbidités telles que le diabète ou d'autres maladies susceptibles d'aggraver la virulence des symptômes du virus.

Les Néerdantaliens nous auraient-ils transmis une bombe à retardement que nous allons maintenant voir exploser ? Luis Quintana-Murci, chercheur au Collège de France, déclarait vouloir reproduire en laboratoire ce fragment de génome pour comprendre de manière pertinente ce qui allait se passer lorsqu'il rentrerait en contact avec le Sars Cov-2.

"Prudence, prudence, recommande Mark Maslin, chercheur à l'University College de Londres dans un article accordé au quotidien britannique The Guardian. La réponse immunitaire du corps tient autant aux gènes qu'aux facteurs environnementaux et à l'état général de santé du patient.

Pourtant, il ne nie pas l'impact que pourrait avoir ce triste héritage légué par nos cousins néandertaliens sur le développement de formes graves du coronavirus. La faute à Voltaire ? Non, la faute à Néandertal...

 

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