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Publié par Erich ALAUZEN

Un nouveau bug mondial annoncé fin juin 2015

Le 30 juin 2015, après 23.59.59, il sera 23.59.60 avant d'arriver à 00.00.00, le minuit habituel ! Pourquoi ?

Une seconde supplémentaire indispensable pour être au diapason de la terre !

Une seconde en plus sera nécessaire pour pallier les déficiences de la terre qui ralentit 'un peu' alors que notre horloge atomique, elle, est réglée comme du papier à musique !

Le site atlantico.fr explique le phénomène : "Le Temps universel coordonné (UTC) et le Temps universel (UT) défini par l'orientation de la Terre par rapport aux étoiles ne doivent souffrir d'aucun décalage. La rotation de la Terre est influencée à la fois par les secousses sismiques, le cycle des marées, et plus largement par les aléas climatiques au fil des années. Les scientifiques doivent donc agir en conséquence et prévenir ces évolutions avec un maximum d'efficacité"...

Les humains s'adaptent sans problème à cette seconde supplémentaire et à l'ajustement entre le temps universel et le temps atomique ! Mais qu'en adviendra-t-il de nos ordinateurs parfaitement formatés pour des minutes à soixante secondes et non à soixante-et-une secondes ! Car si vous demandez à votre ordinateur d'ajouter aléatoirement une seconde à vos minutes dans votre ordinateur, il ne comprendra sans doute pas l'objet de votre requête... alors, il buguera...

Un bug, est-il dangereux ?

Dans certains domaines, oui... La Bourse où une seconde en plus peut faire perdre... ou gagner des millions de dollars ou d'euros dans la communication des flux boursiers. L'aéronautique où des erreurs sont attendus dans les systèmes aériens... Déjà en 2012, la compagnie australienne Qantas Airways reconnait avoir connu des problèmes lorsque l'ajustement s'était produit.

Steve Allens, chercheur en astronomie à l'Université de Californie, estime que chaque ajustement est potentiellement dangereux, mais que personne ne veut bien l'admettre...

Christopher Pascoe, ingénieur chez Google, préfère utiliser un subterfuge en divisant cette seconde intercalaire en millisecondes, progressivement parsemées ans le système de manière imperceptible avant la date fatidique du 30 juin. Pourtant, la solution n'est pas miracle selon l'ingénieur qui pose la question suivante : "Qu'advient-il des opérations écrites réalisées pendant cette fameuse seconde? Un email envoyé dans ce laps de temps sera-t-il correctement acheminé?"

Des entreprises américaines avaient décidé de se rapprocher pour faire fi de cette seconde intercalaire, mais n'ont pas été au bout de leur décision... Peut-on échapper à notre conception ancestrale de la notion de temps régie par notre système solaire ? Il ne semble pas, même si cette minuscule seconde casse la tête chez nombre de nos ingénieurs informaticiens qui n'ont pas toujours les moyens ou les outils possédés par Google...

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