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Publié par Erich ALAUZEN

Les micro-organismes extraterrestres
Les micro-organismes extraterrestres

Richard Hoover, scientifique de la NASA, dans son article du 4 mars 2011, déclarait avoir trouvé des fossiles extraterrestres autochtones dans trois météorites.

Plus de 100 experts et 5000 chercheurs de la communauté scientifique avaient évalué l’article de Richard Hoover dans le Journal de Cosmologie américain, où il affirme que des traces de vie extraterrestre fossilisée se trouvaient dans les fragments de trois météorites.

Leurs réponses avaient été connues et publiées entre le 7 et le 10 mars 2011

Une information prise avec énormément de précaution pour éviter ce qui s’était passé en 1996 lorsque des chercheurs de la Nasa avaient déjà affirmé que des traces microscopiques d’organismes fossiles en provenance de la planète Mars avaient été découvertes sur la météorite baptisée ALH84001. Aussi bien l’origine martienne de la fameuse météorite que la nature extraterrestre des fragments avaient été largement remises en cause quelques semaines après. Une fausse alerte qui avait fait déchanter rapidement les scientifiques…

Pourtant, cette fois, le professeur Richard Hoover, auteur de cet article et travaillant au Marshall Space Flight Center, est une sommité de la communauté scientifique, respecté par la Nasa.

Rudy Schild, rédacteur en chef du Journal de la Cosmologie, en parle comme d’« un scientifique très respecté et un astro-biologiste à la réputation exemplaire à la Nasa ».

Lire l’article de Richard Hoover en anglais.

Des créatures extraterrestres qui ressemblent à des vers

Richard Hoover avait accompagné son articles de photos prises (voir illustration) au microscope montrant des petites créatures en forme de vers trouvées sur trois météorites que les spécialistes qualifient de chrondites carbonées, pouvant renfermer de l’eau et des matières organiques.

Selon le scientifique, ces bactéries (ressemblant aux cyanobactéries des algues bleues-vertes de notre planète) qu’il a baptisées « fossiles autochtones » proviennent bien « de l’espace et d’organismes vivants contenus dans les comètes, météorites ou autres objets stellaires (…). Les implications sont que la vie est partout et que la vie sur terre pourrait provenir d’autres planètes ».

Des implications révolutionnaires

De telles découvertes pouvant aboutir à l’éventualité de présence extraterrestre dans les météorites poseront deux questions à l’ensemble de la communauté scientifique : comment de tels organismes peuvent survivre dans l’espace et d’où vient la vie dans l’univers ?

"Nous savons depuis longtemps qu'il y a des bio-marqueurs intéressants dans les météorites carbonées et la détection de structures très similaires aux cyanobactéries terrestres connues est intéressante, parce qu'elle indique que la vie n'est pas limitée à la planète Terre",confiait Richard Hoover

Est-ce que cette nouvelle, si elle était confirmée par l’ensemble de la communauté scientifique, pourrait démontrer que la vie s’est développée ailleurs que sur la planète Terre ? Pourquoi ne pas penser à fortiori que la vie terrestre proviendrait d’un ailleurs inconnu, transportée par des objets stellaires ou des comètes ?

Qui est le Professeur Richard Hoover ?

Richard B. Hoover est un Chef de Groupe en Astrobiologie à la Nasa à Huntsville en Alabama où il dirige des recherches sur les bio-marqueurs chimiques et microfossiles, aussi bien sur les rochers précambriens que dans les météorites carbonés. Il fut décoré comme l’Inventeur de l’Année en 1992 et détient 11 brevets délivrés aux Etats-Unis.

Il collabore à la rédaction de plusieurs journaux scientifiques et participe aux Conseils d’Administration de plusieurs sociétés scientifiques.

En 2000, il a participé à l’Expédition Antartica 2000 pour rechercher des fragments de météorites dans l’antarctique.

Richard Hoover est un membre de la Society of Photographic Instrumentation Engineers (SPIE) dont il fut président en 2001.

Des scientifiques penchent pour la thèse de Richard Hoover

Quelques scientifiques, comme le Docteur Chandra Wickramasinghe, directeur du Centre d’Astrobiologie à l’Université de Cardiff, tendaient à déjà confirmer la thèse de Richard Hoover : "Nous croyons que le témoignage de M. Hoover, conjugué à d'autres conclusions ainsi que les études génétiques récentes, indique que la vie a une origine génétique qui conduit plus de 10 milliards d'années en arrière dans le temps. Certaines de ces formes de vie ont été livrées à la Terre, par l'intermédiaire des comètes. "

De son côté, le Dr Joseph Rhawn indiquait que « la tendance générale de la preuve, depuis la génétique aux microfossiles, indique que la vie sur Terre provient d'autres planètes, nos ancêtres étaient des visiteurs des étoiles…"

L'agence spatiale américaine a depuis 2011 pris ses distances avec les thèses de Richard Hoover

Le texte ci-dessous est extrait de l'article de MaxiSciences :

http://www.maxisciences.com/vie/traces-de-vie-extraterrestre-dans-une-meteorite-la-nasa-est-sceptique_art12995.html

Copywrite : Gentside Decouverte.

L’Agence spatiale américaine a pris ses distances face à Richard Hoover, l'un de ses scientifiques qui prétend avoir repéré des traces de vie extraterrestre sur des météorites retrouvées il y a des dizaines d’années. Il n’y a aucune preuve scientifique à l’appui, a estimé hier la Nasa, faisant référence à l’article d’un de ses chercheurs paru vendredi dans le Journal de cosmologie américain.

Dans cette publication, Richard Hoover dit avoir trouvé ce qui ressemble à des bactéries qu’il a appelées "fossiles autochtones". Le scientifique pense qu’elles proviennent d’organismes vivants contenus dans des météorites ou autres objets stellaires. Des formes de vie qui ne sont pas communes sur notre planète. Avez-vous déjà partagé cet article? Partager sur FacebookPartager sur Twitter Facebook Twitter Si sa publication a immédiatement suscité l’enthousiasme, le scepticisme était aussi de mise. Et à présent, c’est l’Agence spatiale américaine elle-même qui discrédite son chercheur.

Ainsi, Paul Hertz, directeur scientifique de la Nasa basé à Washington a publié un communiqué soulignant que "la Nasa ne peut soutenir l'annonce d'une découverte scientifique qui n'a pas été revue par des pairs ou examinée en profondeur par d'autres experts qualifiés".

Par ailleurs, Carl Pilcher, directeur de l'Institut d'astrobiologie de la Nasa, a confié à l’AFP : "Je n'ai connaissance d'aucun autre chercheur spécialiste des météorites venant appuyer ces affirmations plutôt extraordinaires selon lesquelles il y aurait des preuves de la présence de microbes dans les météorites avant qu'elles arrivent sur Terre et non pas par contamination après leur arrivée sur Terre".

Puis d’ajouter : "L'explication la plus simple est qu'il y a des microbes dans les météorites, que ce sont des microbes terriens, en d'autres termes qu'il y a contamination". Selon lui, les météorites étudiées par Richard Hoover sont arrivées sur Terre il y a 100 ou 200 ans. Ayant été manipulées par l’homme plusieurs fois, "on peut s’attendre à y trouver des microbes".

Des travaux "pas très sérieux"

Le président de la Société française d'exobiologie, François Raulin, a de son côté estimé que les travaux de Richard Hoover n’étaient "pas très sérieux", avant de déclarer à l’AFP : "Dans le domaine de la recherche de vie extraterrestre, qui est très médiatique, quand on publie des choses, il faut quand même être sûr le plus possible de l'interprétation qu'on donne des observations", faute de quoi "ça fait un mal fou à la discipline".Etant donné la nature controversée de la "découverte", 100 experts et plus de 5.000 personnes de la communauté scientifique ont été invités à étudier l’article et à proposer une analyse critique

A lire : l’ouvrage de Joseph Rawn, co-écrit avec Chandra Wickramasinghe et Rudolf Schild, explique la thèse selon laquelle la vie terrestre proviendrait d’autres planètes.

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